Mal au cou : causes fréquentes et signaux d’alerte
- Olivier Servetti

- il y a 3 jours
- 4 min de lecture
Dans la grande majorité des cas, le mal au cou est bénin. Il est le plus souvent lié à des tensions musculaires, au stress, à une mauvaise posture ou à des habitudes du quotidien peu favorables aux cervicales. Cependant, certaines douleurs cervicales doivent attirer l’attention, notamment lorsqu’elles sont inhabituelles, persistantes ou associées à d’autres symptômes. Savoir faire la différence entre une douleur fréquente et un signal d’alerte permet de consulter au bon moment.
Sommaire

1. Pourquoi a-t-on mal au cou ?
En consultation, j’explique souvent que le cou est une zone à la fois très mobile et très sollicitée. Il supporte le poids de la tête, s’adapte en permanence à notre regard, à notre posture et à nos habitudes du quotidien. À la moindre contrainte répétée, il peut rapidement se retrouver en surcharge.
Les cervicales sont en lien étroit avec :
les épaules, qui encaissent une grande partie des tensions
le haut du dos, souvent raide ou contracté
le système nerveux, très présent dans cette région
la respiration, via le diaphragme et les muscles cervicaux
👉 Lorsque ces liens sont perturbés, le cou devient une zone de compensation. Une posture prolongée devant un écran, une respiration trop haute ou un stress persistant peuvent suffire à installer une tension cervicale durable.
Ce que j’observe fréquemment, c’est que la douleur n’apparaît pas forcément après un faux mouvement. Elle s’installe parfois progressivement, presque à bas bruit, jusqu’au jour où un geste banal ou un réveil matinal déclenche une gêne plus marquée.
C’est pour cette raison qu’un mal au cou peut survenir sans traumatisme, simplement à cause d’une accumulation de contraintes que le corps n’arrive plus à compenser.
2. Les causes les plus fréquentes du mal de cou
Dans la grande majorité des cas, le mal de cou est lié à des causes fonctionnelles. Elles ne sont pas graves, mais peuvent devenir très gênantes, surtout lorsqu’elles s’installent dans la durée.
🔹 Tensions musculaires et posturales
C’est de loin ce que je retrouve le plus souvent en consultation, notamment chez les personnes travaillant longtemps assises.
Il s’agit le plus souvent de :
une posture prolongée devant un écran 💻
une position de tête avancée
des épaules crispées ou remontées
le froid et le courants d'air, notamment en période hivernale mais exclusivement
👉 Avec le temps, ces contraintes entraînent une raideur du cou, des douleurs diffuses ou une sensation de blocage, en particulier lors des rotations ou des inclinaisons de la tête.
🔹 Stress et charge mentale
Le stress a un impact direct sur la région cervicale. Lorsqu’il est présent de façon chronique, j’observe souvent :
une crispation des trapèzes
une respiration plus haute et moins ample
une fatigue nerveuse générale
😮💨 Le mal de cou apparaît alors fréquemment en fin de journée ou lors de périodes émotionnellement chargées, parfois sans cause mécanique évidente.
🔹 Mauvaise position pendant le sommeil
Le sommeil est aussi un facteur à ne pas négliger. Un oreiller inadapté ou une position maintenue trop longtemps peuvent provoquer :
un mal au cou au réveil
une raideur matinale qui s’améliore progressivement dans la journée
👉 Ce type de douleur est fréquent et, dans la plupart des cas, réversible avec quelques ajustements.
🔹 Douleur cervicale associée à d’autres symptômes
Chez certaines personnes, le mal de cou ne vient pas seul. Il peut s’accompagner de :
maux de tête
sensations de tête lourde
troubles de l’équilibre
👉 J’explique plus en détail ce lien dans cet article : Est-ce qu’une cervicalgie peut provoquer des vertiges ? Comprendre cette association est important pour mieux interpréter certains symptômes et éviter de passer à côté d’un tableau plus global.
3. Quand faut-il s’inquiéter et consulter ?
Même si le mal de cou est souvent bénin, certaines situations nécessitent un avis médical sans attendre.
🚨 Signaux d’alerte
Il est important de consulter si la douleur est :
brutale et intense
persistante ou qui s’aggrave
présente la nuit
associée à de la fièvre 🌡️
accompagnée de fourmillements, de perte de force dans un bras ou de troubles neurologiques
survenue après un traumatisme
Lorsque la douleur du cou descend dans l’épaule ou le bras, avec des fourmillements ou une perte de force, cela peut évoquer une atteinte nerveuse comme une névralgie cervico-brachiale, qui nécessite un avis médical.
👉 Dans ces cas, l’ostéopathie n’est pas le premier recours. Un examen médical est indispensable.
4. Quelle place pour l’ostéopathie ?
Lorsque les causes graves ont été écartées, l’ostéopathie peut intervenir en accompagnement.
En consultation, je travaille notamment sur :
la mobilité des cervicales
les tensions musculaires et fasciales
les épaules et le haut du dos
la respiration et le diaphragme
👉 L’objectif n’est pas de “faire craquer le cou”, mais de redonner de la mobilité, de diminuer les tensions et d’aider le corps à retrouver un équilibre plus confortable.
5. Ce qu’il faut retenir
✔️ Le mal au cou est très fréquent et le plus souvent bénin
✔️ Stress, posture et habitudes quotidiennes sont des causes majeures
⚠️ Certains symptômes doivent toujours alerter
🤝 L’ostéopathie peut être utile après avis médical, dans les douleurs fonctionnelles
👉 En cas de doute, je le dis souvent : mieux vaut consulter trop tôt que trop tard.
Le conseil de votre ostéopathe à Cannes 💬
💡Conseil pratique
Si le mal au cou apparaît après le stress, l’écran ou au réveil, notez quand et comment la douleur débute.
👉 En cas de douleur inhabituelle ou intense, consultez.
💡Le saviez-vous ?
Les cervicales réagissent très vite au stress et à la posture. Une tension prolongée suffit parfois à déclencher une douleur, sans choc ni faux mouvement.




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